Certains enfants partent à l’école et d’autres avec leurs parents vont travailler dans les champs. Tiens!!! Ce serait un bon exemple, pour montrer aux jeunes occidentaux qu’ils ne sont pas à plaindre. Les jeunes d’ici bossent durs, sous un soleil de plomb, et ne se plaignent jamais, au contraire, ils sont heureux, et le prennent souvent comme un divertissement. Il faut savoir qu’un enfant qui va à l’école c’est une personne en moins dans les champs, donc, de l’argent en moins. Ils sont loin du courant de la mode, ils aspirent simplement à la paix. Un jour, nous avons vu naître un petit veau, c’était formidable de voir, à quel point, ils étaient contents. Ici, les gens sont comme ça, tellement simples, qu’ils nous donnent l’image d’une grande richesse.
Les plus jeunes, trop petits pour travailler s’amusent, le village prend alors des airs de cour d’école. Un de leurs jeux favoris, c’est de jouer aux billes avec des petits cailloux tout ronds. Ils sont très créatifs et ont beaucoup d’imaginations, ils inventent sans cesse un tas de choses avec presque rien.
Certaines maisons sont recouvertes de fresques faites à la craie, ce sont des dessins d’enfants représentant leurs environnements : papa, maman allant travailler aux champs, des fleurs, des animaux… mais je soupçonne les filles (allant à l’école de SAFWCO) avoir eu des idées grâce à leurs professeurs qui développent leurs créativités par l’intermédiaire de différentes activités artistiques.
Une fois revenu des champs, vers 13-14h , elles préparent le repas de midi. Mais, il n’y a pas de cuisinière, alors, elles doivent préparer du feu: elles se servent des bouses de buffle, qui, mises en forme de galette, sont séchées au soleil. C’est leurs combustibles et croyez-moi c’est efficace! Puis, certaines retournent aux champs pendant que d’autres vont faire la lessive. Pas de machine à laver! À l’aide d’un savon naturel, elles frottent les vêtements et frappent le linge avec une petite batte afin de l’essorer sans trop l’abîmer. Puis elles le rincent dans le petit ruisseau qui sert à l’irrigation et ensuite, le font sécher sur l’herbe ou sur des branchages.
Lorsque nous faisons une pause, il y a tout le temps quelqu’un qui nous rapporte de l’eau et un t’chaï, que nous le voulions ou pas (la tradition nous empêche de refuser). Nous discutons toujours un peu, grâce à notre langage préféré : la gestuelle accompagnée de bruitage et quelques mots que nous connaissons (même si cela reste basique), le principal est que nous arrivons tout de même à communiquer!
Quand nous reprenons le tournage, principalement l’après-midi, il y a plus de monde autour de nous, surtout des enfants.
Étant curieux de notre travail, ils s’agglutinent près de nous, se bousculent en essayant de regarder l’écran de la caméra, ce qui dérange Ben dans « sa concentration ». Parfois, lors de prises de vue importantes, un ou plusieurs enfants se jettent devant la caméra et font des coucous, des grimaces ou bien restent devant la caméra et la fixent sans bouger…
C’est franchement pas « super » quand ça gâche des plans que nous ne pouvons refaire. Alors, nous avons instauré une règle : une zone de 10 mètres derrière la caméra à ne pas franchir, très difficile à faire respecter, nous avons donc trouvé une autre solution impérative, nous ne les filmerons que s’ils vaquent à leurs occupations sans s’occuper de nous ni de la caméra, sinon pas de film! et comme par magie, ils se sont presque tous mis à faire quelque chose. Il y a bien encore quelques résistants, mais ils nous aident à faire la police avec les enfants.
Vers 19h00, à la tombée de la nuit, nous leur disons « au revoir » dans d’interminables « namaste, namaste » ainsi que de nombreux « dannebad » (merci énormement), puis, tous les enfants nous accompagnent jusqu’à la sortie du village. Certains, craignant pour notre sécurité (à cause des chiens sauvages et du manque de lumière) veulent nous raccompagner, mais nous les en remercions en leur faisant comprendre qu’il n’y a aucun problème, que nous pouvons nous débrouiller seuls. Mais, encore longtemps après, nous les entendons au loin, nous « hurler » des « namaste, namaste »!
Voilà, encore une aventure de l’ « Asian Projekt » remplie de moments intenses que nous n’oublierons pas de si tôt! Même si nous regrettons un peu de ne pas avoir pu dormir au sein du village, nous sommes tout de même énormément ravies de ces rencontres et nous les en remercions très chaleureusement : nous avons été accueillis comme leurs frères, dans une grande simplicité grâce à leurs joies de vivre (et ce, malgré leurs conditions de vie très difficile!).
Franchement, venez au Pakistan, c’est un pays magnifique! Les gens sont incroyablement accueillant! Ne croyez surtout pas ceux qui vous diront que le Pakistan est un pays extrêmement dangeureux, ils sont loin de la réalité… Venez plutôt y faire un tour, pour voir de vos propres yeux et… vous changerez complètement d’avis, puis, comme nous, vous essayerez de faire changer les mauvaises opinions sur ce pays!
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Un Commentaire, Commentaire ou Rétrolien
la tante
Je vous dit tout simplement DANLEBAD
on ressent 1 profond sentiment de bien être avec ses gens
15 juil, 2008
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