Prélude
Nous étions au Bistrot d’Éliane en train de montrer le reportage sur Ali, quand Ibrahim (un Jordanien qui était souvent là), très impressionné par les moutons, nous a dit qu’il habitait un village de Bédouins qui eux, chassaient les faucons.
Et voilà ! Nous étions repartis pour un autre sujet. À environ trois heures d’Aquaba, à l’Est de Ma’an, se trouve Al Jafer. Un petit patelin traditionnel où les maisons encore cimentées sont précédées d’une grande tente (en peau de chameau) ouverte, abritant un petit feu.
Le bus nous déposa juste devant la maison d’Awad Salem Abdoulah Abu-Thyer, chef du clan Houitane.
Après avoir passé la fin de l’après-midi à boire du Chai et discuté autour d’un magnifique faucon, s’être levés, assis, levés, rassis, levés et rassis pour saluer les invités, la prière de l’Iftar retentit, annonçant l’Aïd (la fin du Ramadan). Nous avons tous mangé ensemble autour d’un plat traditionnel, le « Mensaf » (plat de riz, épicé au curry, parsemé de noix de cajou et surmonté de morceaux de poulet). Ils nous ont offert des habits traditionnels et nous ont renommés au sein de leur famille (Ben : Salamé Abu-Thayer et Louis : Menouir Abu-Thayer). Nous avons passé la nuit sous leur tente qui a etait envahi par les moustiques a la niut tombee. Nous étions obligés de nous cacher sous nos couvertures. Ce fut la première nuit difficile de notre parcours.

Levés vers les huit heures, c’était jour de fête ! Le Ramadan était bel et bien fini. Tout le monde pouvait manger, boire, et fumer à volonté. Nous sommes restés là, à discuter, à boire le chai et le kawa jusqu’à ce que vers les quatre heures et demie une voiture nous conduisit dans la région du désert, appelée Magnas (environ 70 Km de Jafer). C’est un désert très plat, très blanc, très grand et très sec. Les Bédouins nous ont dit que les Anglais venaient y faire des tests de vitesse de Dragsters (ce sont des voitures au moteur d’avion qui vont à plus de mille kilomètres à l’heure).
Ils nous ont emmenés voir un grand chasseur de faucons. Nous sommes restés une petite heure, le temps de faire une interview, et comme le soleil se couchait, nous avons du rejoindre le campement (dommage car ça aurait été intéressant de rester avec lui). Nous nous sommes couchés sous un ciel plein d’étoiles. Avant d’aller dormir nous avons organisé la
matinée du lendemain. Nous devions nous lever très tôt pour les filmer chasser.À quatre heures, le moteur de la voiture nous réveilla. Il était temps de se préparer, mais eux n’étaient pas du même avis, ils nous ont dis de rester là et de continuer de dormir. Surpris, nous avons insisté en leur disant que nous étions venus pour ça, et que c’était notre devoir de les accompagner. Il ne restait plus qu’une place dans la voiture, alors Ben est parti avec eux. Le chasseur, plus intéressé par la caméra, constamment à se recoiffer, oublia totalement les faucons. C’est son plus jeune fils qui les voyait tous. Ils sont revenus vers neuf heures, et sans que nous ayons eu le temps de faire autre chose nous étions de retour au village.
Retour à Aqaba
Nous étions frustrés du court instant passé dans le désert et frustrés d’être sous la tutelle des Bédouins. De plus, nous devions renter à Aqaba car des rendez-vous nous attendaient. Un peu déçu, nous leur avons demandé de nous prévenir quand un bus partirait pour Ma’an. Mais comme les bédouins ne se soucient guère du temps, personne ne nous disaient rien! Ils voulaient que nous restions plus longtemps, mais ce n’était pas possible. Après avoir loupé quatre ou cinq bus, nous les avons guettés par nous même, et au premier, nous avons bondi et nous sommes partis.
Le chauffeur était de la famille et nous a offert le trajet. De retour à Aqaba, habillés encore traditionnellement, la ville avait complètement changé. C’était noir de monde et tous les magasins étaient ouverts. Ha oui !!! c’était la fin du ramadan. Tous les Jordaniens venaient profiter de ces trois jours de fête pour se baigner au bord de la mer. Beaucoup d’entre eux, n’ayant pas les moyens de dormir à l’hôtel, dormaient sur la plage ou sur le bord de la route. C’était vraiment folklorique.
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Un Commentaire, Commentaire ou Rétrolien
Karim
c’est un vrais roman que de trucs ils vous arrivent entre les mustiques l’autre qui se recoiffe les bus qui passent et pas de faucons en vu …… ‘On aimerai bien vous voir habilllé comme les gens de là bas
Et oui le ramadan est fini et c’est bientôt LAHIDE ou chacun doit égorgé le mouton
14 juil, 2008
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