Il était temps de partir de la Jordanie. Mais avant, nous voulions repasser par El Jafer histoire de dire au revoir et de reprendre des plans de la chasse aux faucons. Après de bien durs adieux (Louis en a même oublié la perche) au Bédouin Garden Village et ensuite au bistrot d’Éliane…

Nous avons passé la nuit à grelotter (ce fut la deuxième nuit difficile passée sur la route).
Arrivés à Jafer, les Bédouins nous ont appris que la période de migration des faucons était finie, et que la chasse aussi. Ils nous ont dit qu’à l’occasion des élections d’Awad, ils feraient une fête dans quatre jours et ils tueraient un chameau et cinq moutons. Ils nous y ont conviés mais nous n’avions pas le temps de rester aussi longtemps car nos visas pour la Syrie arrivaient à expiration. Il fallait deux jours pour retourner en Syrie et plusieurs jours pour obtenir les visas iraniens.
Sur la route du retour… quelques surprises nous attendaient…
Nous avons passé deux nuits avec eux (Awad nous a offert son coran…quel honeur!) et nous sommes partis en auto-stop par la petite route qui traverse le désert en direction d’Azraq. Une petite ville à une centaine de kilomètres d’Aman. C’est un camion-citerne partant pour l’Irak qui nous y a emmenés.
Il était trop tard pour reprendre la route, alors nous avons profité de l’heure qui restait avant la nuit pour trouver un coin tranquille afin de planter nos tentes. Une fois la nuit tombée, nous avons commencé à faire un petit feu pour préparer le dîner (car notre camping-gaz était vide). Au moment de manger, nous avons vu débarquer des militaires armés. Ils nous parlaient en arabe, les fusils pointés sur nous. Après avoir répété plusieurs fois que nous ne parlions pas arabe, l’un d’eux est venu nous voir et nous a demandé de les suivre. Ils nous ont dit de laisser nos affaires ici, qu’il n’y en avait que pour dix minutes, qu’ils voulaient prendre nos noms pour faire un contrôle.
Nous avions planté nos tentes en face d’un camp militaire (quelle erreur!). Ne voulant pas nous laisser dormir à cette endroit (soi-disant, c’était trop dangereux à cause des bêtes sauvages) ils nous ont dit qu’ils allaient trouver une solution. Soit nous trouver un hôtel ou bien nous conduire a Amman. Quand ils ont vu la camera ils ont voulus contrôler les bandes, Heureusement, Ben n’avait que quelques cassettes avec lui, Les autres étaient au fond de son sac à dos, au campement. Ils voulaient voir si nous avions pris des plans des bâtiments militaires, ce qui n’était pas le cas.
Nous avons attendu au moins deux bonnes heures, sans savoir ce qu’il se passait. Ensuite nous sommes partis rechercher nos affaires. En pensant qu’ils allaient nous conduire à un hôtel, nous avons été trimbalé de militaire en gendarmerie en police pour enfin comprendre que l’on partait à Amman. Nous sentions qu’il y avait quelque chose de bizarre, nos passeports passaient de main en main sans nous revenir. Arrivé à Amman (dans un 4*4 Chevrolet à plus de 160 Km/h) nous sommes passé chez les militaires pour finir à la police secrète. Sans toujours comprendre ce qui se passait nous avons passé la nuit dans leur hall d’entrée (ce fut la troisième nuit difficile de notre parcours). Nous savions juste qu’une personne parlant anglais viendrai nous voir.
À dix heure du matin, en effet, quelqu’un est venu et a interrogé Louis dans une chambre à part. Après lui avoir raconté notre projet de A à Z (quand nous étions parti, par où nous étions passé, où nous allions, pourquoi, à quelle heure, qui, comment etc…) Ils nous ont annoncé que nous étions libre de partir et nous ont expliqué :
Dormir à proximité d’un bâtiment militaire est interdit de plus la camera avait éveillé des soupons. Alors ils ont décidé de nous emmener à Amman pour régler cette histoire au plus vite, car à Azraq personne n’étaient en mesure de s’occuper de nous et ils nous auraient mis sous les verrous en attendant la fin du week-end. Ils nous ont redonné nos passeports et nous leur avons demandé de nous emmener à la station de bus pour Damas. Nous étions tellement fatigué par la police jordanienne que nous voulions partir au plus vite.
Nous garderons en souvenir (de la Jordanie) les Égyptiens, les bédouins, Eliane, Omar et la police.
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5 Commentaires, Commentaire ou Rétrolien
Karim
apprendre quelques mots arabes cela va vous servir pour l’avenir, car vous avancer vers des milieux plutôt dur, le cadeau du livre du coran soit avec vous c’est déjà bien sagesse de ce Monsieur
Louis tu est très beau avec ton habit cela te va bien
Vous 2 vous étes une histoire
C’est Bientôt LAHIDE la fête du mouton
Q’ALLAH vous accompagne
Salam
14 juil, 2008
Asian Projekt
Apres le desert et la chaleur d Aqaba, le froid des montagnes nous ravive!!
encore une fois merci!
BONNE FETE & a Bientot!
a Marie aussi!
(….Vod’ Ka….)
14 juil, 2008
poinloup lydie
MDR en lisant votre péripétie
que de galère pour parvenir à ses fins
mais COURAGE à vous 2
vous débordez d’énergie et cela fait plaisir à voir …….
14 juil, 2008
Poupa
ah, louie, ca fait plaisir de voir vos photos, et de lire vos avantures; la j’ai pas encore lu bcp, mais je voulai dabord t’envoyer un message pour te dire que je pense a toi .
tu as du bcp grandire durant tout le tps ou tu est parti. tu as aussi du bcp apprendre. com on dit, c’est les voyages qui forment et ouvre l’esprie. si tu passe par la martinique un de ces 4 fait moi signe.
prenez soin de vous les gas. et revenez nous en vie. merci pour le site.
14 juil, 2008
Poupa
comment je peut voir les pages precedentes?
14 juil, 2008
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